Le plus dur dans les danses écossaises, c’est de faire un huit avec trois personnes, je crois qu’ils ne font pas les 8 comme moi ces Grands-Bretons. J’ai pourtant essayé de m’y mettre, mais impossible; dois-je passer devant? quel bras crocheter? à qui? et surtout POURQUOI?
Oui, pourquoi se prendre la tête quand il faut danser, pourquoi toutes ces règles... pourquoi le folklore exclut-il les gens?
Oui, j’avais l’impression de gâcher cette célébration (intra) culturelle quand j’improvisais un
boogie spined alone, totalement solo.
J’étais ainsi confronté à une nouvelle
culture musicale, une culture
collective; pour moi, la musique, la
danse sont des caractéristiques de
ce que je pense personnellement (d’une
manière très subjective bien sûr)le
fait de voir le voisin faire exactement
la même chose que moi, au même moment,
ca me fait peur; en quelque sorte tout le
monde est obligé de penser la même chose
au même moment; une véritable dictature
culturelle!
Un choc, un vrai.
De cette soirée, je retiendrai les sourires de ceux qui ne connaissent pas les chorégraphies, ceux qui les connaissent par coeur... et surtout, c’était la première fois depuis longtemps que je n’avais été étonné par la culture britannique, et tant mieux, parce que je suis là pour cela.
Votre dévoué
ps: je dédicace cet article à tout ceux qui ont un jour senti cette frustration de ne pas pouvoir laisser exploser leur Saturday Night Fever.
ps: feliz compleano Daniel, you aren’t a table amigo!